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Artistes invités

[11 avr 2012 | Aucun Commentaire ]

Portrait JC 2 479x600 Jean Claude PoitrasSignature JC Poitras 600x161 Jean Claude Poitras

Biographie 

Jean-Claude Poitras est né à Montréal en 1949.  Suite à des études collégiales classiques, il poursuit une formation en design de mode à l’école des Métiers  commerciaux, suivi d’études en design graphique au studio Salette.  Dès l’adolescence, ce sont déjà toutes les facettes du design qui le fascinent, du design d’intérieur au design industriel.

Il ouvre en 1972 son premier atelier « Parenthèse » et conçoit alors ses premières créations de mode féminine.  Après un passage de trois ans en tant que directeur puis acheteur à la boutique Adam chez Eaton, il lance en 1977 sa première collection pour femmes en association avec les manufacturiers haut-de-gamme Auckie Sanft et Beverini.  La collection Bof par Jean-Claude Poitras aura un succès retentissant tant auprès des médias que des détaillants à travers le Canada.  En 1983, sa carrière connaitra un nouvel essor grâce à son partenariat avec Importations Franck un distributeur et un fabricant très coté.  Il signe désormais ses collections Jean-Claude Poitras.  Il s’ouvrira aussi à la confection en Orient et produira là-bas ses premières collections de maille et de soie qu’il revisitera de façon unique.  Son âme de peintre s’exprimera magnifiquement autant sur les soies que sur les lins qu’il réinvente avec brio.

Dès 1985, il ajoutera à son prêt-à-porter des collections de manteaux en peau lainée (sheepskin) et cuir tant pour femmes que pour hommes, pour le fabricant torontois International Trademarks Apparel.  Le grand magasin Bergdorf Goodman lui consacra alors ses vitrines de la 5e avenue à New-York.  En 1986, c’est pour Amsel & Amsel qu’il dévoilera sa première collection de fourrure.  Il fonde en 1987 Poitras design et lance sa première collection masculine.  Il s’en suivra de multiples collections d’accessoires sous licence : montres, lunettes, chaussures, etc.

Visionnaire, il est le premier créateur à s’associer en 1990 à la chaîne Le Château afin de créer pour eux des collections masculines exclusives.  Sa démarche afin démocratiser la mode et de la rendre accessible à tous est considérée à l’époque comme étant audacieuse et révolutionnaire.  En 1991, la fusion de Poitras design et d’Irving Samuel, le plus grand manufacturier canadien, viendra confirmer ses efforts répétés de vouloir rapprocher les univers antinomiques des créateurs et des fabricants.  En 1993, il relancera la griffe Bof ; cette collection deviendra sa ligne plus grande diffusion en parfaite complémentarité à sa collection haut-de-gamme toujours signée Jean-Claude Poitras.   En 1997, il ouvre avec Colette Chicoine, la boutique « Duo sur Canapé ».  Ce concept unique alliant mode et maison sera récompensé en 1998 par le prestigieux prix canadien ARC (Achievement in Retail Concept).

Membre de l’Ordre du Canada et Chevalier de l’Ordre National du Québec, Jean-Claude Poitras par son talent et sa détermination sert aujourd’hui de modèle à toute une génération de jeunes créateurs canadiens. Octobre 2000, il reçoit la Griffe d’Or hommage couronnant ainsi 28 ans d’une carrière riche en succès; défricheur, pionnier, toujours d’actualité, créateur qui séduit depuis plus d’un quart de siècle.

Pour célébrer ses 30 ans de mode en 2002, les Éditions de l’Homme publie sous la plume de la journaliste Anne Richer, sa biographie « Jean-Claude Poitras : Portrait d’un homme de style ».  À compter de cette date charnière, le créateur ira explorer d’autres avenues du monde du design et s’imposera de nouveaux défis, hors des sentiers battus.  Il concevra de son studio « Nota Bene design » des réalisations remarquables et éclectiques qui viendront renouveler l’univers du design multidisciplinaire.  Pour ce créateur d’exception, l’avenir est au design sans frontières.

[19 fév 2012 | 2 Commentaires ]

IMG 3864 600x450 Rémi Bergeron

Rémi Bergeron est natif de Chicoutimi. Il a fait ses études en arts à l’Université du Québec de Chicoutimi, puis a exercé le métier de  scénographe et accessoiriste. Attiré par les objets depuis de nombreuses années, il explore toutes les possibilités qu’offre l’alliage de différentes matières. Au fil du temps, il a développé une démarche sculpturale qui questionne sans cesse le rôle prédéfini des objets et qui cherche à leur donner une nouvelle signification.

À travers ses œuvres, Rémi pousse toujours plus loin les notions d’épuration et de mouvement. Ses œuvres étonnent par la simplicité de leur composition et  par le réalisme du langage corporel de ses personnages. C’est à travers une utilisation minimaliste d’objets minutieusement choisis que la structure d’un corps prend forme. Debout, assis, à genoux, ses personnages se déploient dans l’espace avec élégance et un brin d’insouciance.

Pour l’artiste, les objets sont les témoins actifs de notre passage sur terre. Ils nous survivent et portent en eux des grands pans de notre histoire, autant notre histoire personnelle que celle d’une société. Ce désir de rencontre avec l’objet pousse l’artiste à fouiller le monde, à le scruter pour y dénicher des petites merveilles oubliées,  des pièces anciennes abandonnées, des morceaux de vie qui ne demandent qu’à être récupérés et utilisés. Rémi n’intervient que très rarement sur l’objet trouvé, le prenant tel qu’il est, avec ses couleurs d’origine, ses particularités et ses imperfections. Ce respect de la matière marque son travail, lui conférant un caractère unique, authentique et précieux…

Minimalisme, finesse, structure épurée et mouvement sont les mots-clés à retenir pour plonger dans l’univers de cet artiste singulier.

 

[29 avr 2011 | Aucun Commentaire ]
lampe roue 574x600 Bruno Gérard

L’ARCHÉOLOGIE SYMPTOMATIQUE DES TEMPS MODERNES

Au fil des ans, mes lampes sont devenues des sculptures qui s’allument. Toutes fabriquées à partir d’objets recyclés, témoins de notre histoire. Je suis un créateur, un esthète devenu recycleur, symptôme de ma conscience éthico-politique.

Mon travail d’aujourd’hui est condensateur de mes champs d’investigation entre les métiers de joaillier, sculpteur et de lampiste. Je compose à partir d’objets divers que je récupère dans  les encans, les ventes de garages, les ferrailleurs. Mes connaissances de joaillier me permettent de reconnaître la facture de l’objet et d’évaluer son potentiel d’exploitation.

J’ai réalisé que chacun de ces objets, déroutés de leurs fonctions premières, pouvait se réincarner dans mes lampes, surtout m’inspirer pour la fonction. À travers mon travail de lampiste, je suis devenu un recycleur archéologue. Mon atelier est devenu un incubateur pour la durée, une sorte d’usine à souvenir.

De nos jours, progrès scientifiques et technologiques sont si rapides que nous ne remarquons pas les changements qu’ils apportent. Dans le passé, nous pouvions évoluer lentement, en harmonie avec la nature. La rapidité des transformations ne fait qu’accélérer la destruction d’objets conçus jadis, pour émouvoir ou fonctionner dans un cadre très précis.

À notre époque où les banques se transforment en commerces et les églises en night-clubs, il nous faut prendre acte de l’extraordinaire interchangeabilité de la forme et de la fonction. Tous les objets que j’accumule sont des formes incomplètes qui ont une capacité d’interaction avec les autres.

L’ignorance humaine détruit aveuglément des richesses de notre patrimoine, en délaissant la matière pour un monde virtuel.Par mon travail, je vous invite à redécouvrir des vestiges matériels, qui ressuscitent dans leur nouvelle vie, notre désir, notre convoitise.

Car c’est bien de cela dont il s’agit, acquérir ou fabriquer un objet qui parle à l’âme. Le sculpteur raconte une histoire à travers la matière. Le recycleur permet à la matière de raconter son histoire, à travers des agglomérations structurées, sculptées. Je brise à ma façon, le cycle de consommation acheter-jeter, réinvesti des processus de sens et inverse le gaspillage auquel on assiste.

Que finalement, nous apprenions à en faire moins pour faire avec.

- Bruno Gérard

[14 mar 2011 | Aucun Commentaire ]

Il y a tant de canaux qui traversent la terre 2 600x283 Danièle Parinello

23 mars au 20 avril 2011

ENTRE BREL ET MOI…

Ayant vu le jour sur les bords de la Méditérranée, Danièle Parinello a développé une véritable âme de nomade. Installée au Québec depuis 1967, ses périples l’ont amenée à séjourner sur diverses terres d’Europe et d’Amérique du Nord. Le contraste des paysages parcourus s’inscrit dans sa mémoire, à la façon d’un kaléidoscope coloré.

Oscillant entre l’éblouissement et la nostalgie, elle peint par grands gestes, d’un élan spontané, se défoulant ainsi pour laisser la place aux émotions et aux souvenirs, donnant aux spectateurs le loisir d’entreprendre des voyages de façon ludique.

Danièle Parinello a fait ses études en arts à l’Université du Québec à Montréal. Elle cumule plusieurs expositions tant à Montréal, Toronto qu’à New-York. Ses œuvres sont dans plusieurs collections privées et corporatives importantes telles que Samson Bélair Deloitte & Touch (Montréal), Watanabé (Hiroshima), Pouget et Associés (Toulouse), Groupe Pelège (Marseille), Gautier, SA (Nantes). 

[14 mar 2011 | Aucun Commentaire ]

Cosmogonie 17 réseau 2010 Acrylique sur toile 80 x 80 cm 596x600 Magali Léonard

23 mars au 20 avril 2011

DES ESPACES INDÉTERMINÉS

Ma peinture n’advient pas d’une pensée intentionnelle, mais d’une énergie, de quelque chose de l’instant qui est saisissant. Il s’agit d’une force en action. Il ne s’agit  pas de représenter. Sans anecdote, sans recherche de déploiement de quelconque technicité, ma démarche veut lâcher prise à toute théorie esthétique. Elle requiert l’amplitude d’un élan vital.

Mon corps dans sa totalité est impliqué par l’amplitude des gestes, le rythme du déplacement parfois approchant la danse ou le tourbillon. Mon souffle aussi est acteur.

La couleur est une réalité dont je dois contrôler la fluidité  dans cet acte. Je m’engage avec la toile qui résiste ou pas. Cette rencontre se produit en sensation et en action, comme un corps à corps. En  travaillant en prise sur le vif, à chaque instant, les flux colorés se condensent. Je privilégie cette énergie par laquelle mon geste développe et organise ces espaces qui  ainsi se révèlent.

Espaces que je souhaite indéterminés, qui deviendront point d’appui à chaque regard qui les relancera.

Magali a fait ses études en arts plastiques à l’Université de la Sorbonne. Elle cumule plusieurs expositions individuelles à Paris et au Japon.

[18 fév 2011 | Aucun Commentaire ]

artiste 2010 011 150x1501 Joann Côté 23 février au 22 mars 2011

ÉTATS D’ÂME

Joann Côté est née en 1967 à Montréal.  Ses études en technique du vêtement féminin l’ont amenée à comprendre que ce n’est pas tant la création du vêtement qui la fait vibrer, mais plutôt l’esprit et le mouvement du personnage qui le porte. Depuis près de 10 ans maintenant, elle se consacre exclusivement à l’art : la peinture,  la sculpture et la joaillerie. Dans son atelier, aménagé dans un ancien garage d’où s’échappe souvent une musique forte et intense, Joann travaille dans son monde parallèle peuplé de créatures féminines…

Récipiendaire de plusieurs prix, ses toiles se retrouvent dans des collections privées et corporatives tant au Canada, qu’en Amérique centrale ainsi qu’aux  États-Unis.

« Je suis une protagoniste de la femme moderne et de tous ses combats. La recherche du bonheur à travers la conciliation familiale, amoureuse et professionnelle est au centre de mes préoccupations. Je travaille en me servant autant de mes moments d’extase que de mes désillusions profondes. Au coeur de mes tableaux s’entrechoque le tumulte des lignes agressives et des courbes sinueuses qui laissent transparaître ma propre fragilité et mon enthousiasme d’enfant.

Le style plutôt théâtral du sujet s’oppose au dépouillement pictural de la toile, ce qui accentue toute la spontanéité de mes États d’âme. La gestuelle explosive créée dans l’urgence de vivre intensément, reflète le rythme effréné dans lequel nous vivons et qui ne semble jamais ralentir. Constamment il nous bouscule, nous agresse même. Le temps, denrée rare au XXIe siècle, nous file entre les doigts… Voilà pourquoi j’invite les amoureux d’art dans mon monde parallèle où le temps semble enfin vouloir s’arrêter. »

Aperçu des oeuvres

[2 nov 2010 | 7 Commentaires ]

A José Dupuis crédit photo André Caty 150x150 José Dupuis16 novembre 2010 au 12 janvier 2011

À TRAVERS

À travers est une série d’oeuvres sur papier, caractérisée par l’intériorité et l’évanescence d’êtres entre deux mondes.

Influencée par la danse butô, José Dupuis exprime la part invisible et en transformation des humains. Résultat de son geste et de son corps à l’oeuvre, l’émotivité de son tracé fait sa singularité. Tout est sensation : le corps de l’autre est vécu avec la volonté de voir à travers, d’en traverser les multiples épaisseurs jusqu’à l’âme. Le trait respire, palpe, s’élance, radiographie, pénètre, griffe, cisèle et caresse. Il donne vie à la matière.

Diplômée en arts visuels et en scénographie, maître ès arts en art dramatique, José Dupuis obtient en 1997 une bourse de perfectionnement dans les arts, lui permettant de réaliser un stage en danse butô, au Japon, auprès du célèbre danseur et chorégraphe Kazuo Ohno. Sa perception de la vie et son imaginaire sont transformés par cette rencontre. Son expérience de la « danse des ténèbres » lui fera découvrir la manifestation lumineuse du monde du vivant. Dès lors, la métamorphose, l’éphémère, la vie et la mort, l’érotisme, le macro cosmos et le micro cosmos, donneront lieu à une écriture charnelle de ses paysages intérieurs.

En parallèle, l’artiste est initiée à la calligraphie et à la peinture traditionnelle japonaise par le peintre llan Yanisky (Tokyo) et la calligraphe Tomoko Kodama (Ottawa), avec qui elle s’exerce à la synchronisation du corps, de la respiration et de la main dans l’art de peindre.

José Dupuis vit et travaille à Montréal. Elle enseigne le dessin à l’Option théâtre du Collège Lionel-Groulx depuis 1997. Ses oeuvres ainsi que ses livres d’artiste ont été exposés à Montréal et en France.

Aperçu des oeuvres